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Quand la Seconde Guerre mondiale a éclaté, Desmond, un jeune Américain, s'est retrouvé confronté à un dilemme : comme n'importe lequel de ses compatriotes, il voulait servir son pays, mais la violence était incompatible avec ses croyances et ses principes moraux. Il s'opposait ne serait-ce qu'à tenir une arme et refusait d'autant plus de tuer.

Public :
adulte
EAN :
3512392510823
Contient :
1 DVD vidéo (2 h 15 min) ; coul., PAL ; 1.85:1, 16/9
Langue :
anglais
français
Langue originale :
anglais
Autres titres :
Notes :
Prêt et consultation sur place autorisés. Cross Creek Pictures, cop. 2016. BAFTA Awards, meilleur montage 2017
Oscar du meilleur montage 2017
Oscar du meilleur son 2017
Notes :
chapitrage, making of, scènes coupées, message de Mel Gibson
Message d'information
Site Localisation Sous localisation Public visé Cote Situation Date de retour
Médiathèque de Roanne Arts et Littérature - Adulte DF TUN Prêté 21/09/2019

Mel Gibson est un acteur, réalisateur, scénariste et producteur américain, né le à Peekskill (État de New York).

Il devient célèbre en tenant le rôle-titre de Mad Max et prend place parmi les acteurs les mieux payés d'Hollywood en tenant la vedette de L'Arme fatale. Grâce à l'énorme succès de ces deux sagas, il fonde sa propre société Icon Productions, qui lui permet de produire et de réaliser ses propres films comme Braveheart (dans lequel il joue et pour lequel il remporte l'Oscar du meilleur réalisateur et celui du meilleur film en 1996) et La passion du Christ qui lance une vive polémique en 2004. Après plusieurs années difficiles, il renoue avec le succès commercial et critique avec son cinquième long-métrage en tant que réalisateur Tu ne tueras point, qui lui permet d'obtenir plusieurs prix dont 9 Accta ainsi que le people Choice Award et Le Director Hollywood Film Award et d'être nominé aux Oscars 2017 dans 6 catégories dont Meilleur Film et Meilleur Realisateur .

En 1985, Mel Gibson est le premier acteur à être élu l'« homme le plus sexy du monde » par le magazine People. Au total, les films dans lesquels il a joués (et/ou qu'il a réalisés) ont rapporté 2 milliards de dollars aux États-Unis et 5 milliards de dollars dans le monde, ce qui le place parmi les acteurs les plus rentables de l'histoire du cinéma.

Mel Gibson est le sixième des onze enfants (six filles et cinq garçons) d'Hutton Gibson et d'Anne Reilly Gibson. Sa mère est d'origine irlandaise et sa grand-mère paternelle, Eva Mylott, était une chanteuse d'opéra australienne. Un de ses frères, Donal, est également acteur. En 1968, la famille Gibson s'installe en Australie alors que Mel est âgé de douze ans. Le père vient de gagner son procès pour accident du travail contre son employeur et a reçu 145 000 $ à titre de compensation.

Pour la famille Gibson, l'émigration en Australie est un signe de protestation contre la guerre du Viêt Nam à un moment où l'aîné risque d'être appelé sous les drapeaux. C'est aussi pour Hutton Gibson, catholique fervent, le moyen de protester contre la « décadence morale » qu'il voit dans la transformation des mœurs de la société américaine[1]. À la suite des bouleversements liturgiques et théologiques de Vatican II, Hutton Gibson est en effet devenu traditionaliste. Habitué des offices de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie-X, il en fonde la chapelle à Sydney.

Travaillant d'abord aux côtés de ses frères dans une usine, Mel Gibson trouvera sa vocation d'acteur grâce à sa sœur qui l'incite à se présenter aux auditions de l'Institut National des Arts Dramatiques de Sydney. Il réussit les épreuves et sera formé pendant trois ans aux pratiques du théâtre. C'est durant ces années qu'il commence à se présenter à des castings[2], et se lie d'amitié avec des futurs acteurs célèbres comme Steve Bisley et Geoffrey Rush, avec qui il partage un appartement.

En 1977, à l'âge de 21 ans, Mel Gibson commence sa carrière d'acteur dans la série télévisée The Sullivans et le film Summer City. Après une bagarre dans un bar, il accompagne un ami au casting d'un film à petit budget, Mad Max de George Miller. Son allure de bad boy lui permet de décrocher le rôle et c'est ainsi qu'il connaîtra le succès en incarnant le héros de ce qui deviendra le film australien le plus rentable de tous les temps. Contre toute attente, Mel Gibson est propulsé au rang de star du cinéma et reprendra le personnage de Max Rockatansky dans les deux suites qui imposeront la saga comme l'une des références de la science-fiction post-apocalyptique (Mad Max 2 et Mad Max au-delà du Dôme du Tonnerre). Son nouveau statut ne l'empêche pas de varier ses rôles, en témoignent ses prestations d'attardé mental dans Tim et de jeune soldat inconscient dans Gallipoli de Peter Weir. Ces deux interprétations lui permettent de gagner ses galons critiques, puisqu'il remporte deux fois le Prix du Meilleur acteur de la part de l'Australian Film Institute. Il retourne ensuite sous la direction de Peter Weir dans L'Année de tous les dangers aux côtés de Sigourney Weaver.

En 1984, Mel Gibson reprend le rôle de Fletcher Christian dans le film britannique Le Bounty, aux côtés d'acteurs réputés comme Anthony Hopkins, Liam Neeson et Daniel Day-Lewis. Devenu une vedette internationale réclamée par le cinéma américain, il revient dans son pays natal où il tourne la même année le film La Rivière.

En 1987, il confirme son statut de star hollywoodienne pour son rôle de flic suicidaire dans L'Arme fatale (Lethal Weapon) de Richard Donner. Ce film d'action entre polar et comédie est un énorme succès mondial. Son duo mouvementé avec Danny Glover marque à jamais le cinéma américain et lui permet de devenir l'un des acteurs les mieux payés du monde.

Alors que s'égrènent durant cette décennie les aventures de Martin Riggs et Roger Murtaugh, avec L'Arme fatale 2, L'Arme fatale 3 et L'Arme fatale 4, qui voient vieillir les personnages, et feront un tabac à chaque sortie, malgré une tonalité familiale chaque fois de plus en plus marquée, l'acteur multiplie les projets, et se diversifie. Les propositions de rôles deviennent de plus en plus nombreuses, et il en refuse beaucoup, comme celui de Bruce Wayne dans le Batman de Tim Burton (il pensait que le film ferait un flop[3]), celui de John McClane dans Piège de cristal, celui d'Elliott Ness dans Les Incorruptibles de Brian De Palma, ainsi que des rôles dans Les Affranchis et dans Abyss.

En 1990, l'acteur s'écarte des blockbusters pour tenter la tragédie classique, en interprétant Hamlet dans le film de Franco Zeffirelli. Il en profite pour créer sa société Icon Productions avec son associé Bruce Davey, afin de produire des films plus intimistes comme Forever Young et L'Homme sans visage, qui marque ses débuts à la réalisation. Ce virage vers des œuvres plus personnelles ne l'empêche pas de retourner dans des films grand public, et c'est ainsi qu'il retrouve Richard Donner pour le western Maverick, aux côtés de Jodie Foster et James Garner.

En 1995, Mel Gibson s'attaque à son œuvre la plus ambitieuse, le film historique Braveheart, dans lequel il incarne le révolutionnaire écossais William Wallace. Ce grand succès public et critique relance les films épiques dans le cinéma hollywoodien et permet à Mel Gibson de remporter l'Oscar du meilleur film et du meilleur réalisateur, ainsi que le Golden Globe du meilleur réalisateur.

Entre temps, il prête sa voix au capitaine John Smith dans le film d'animation Pocahontas : une légende indienne des studio Disney. Après ces triomphes au box-office, il enchaîne les films policiers, qui l'amènent vers un cinéma de plus en plus noir : (La Rançon, Complots, Payback) tout en s'essayant au film d'auteur avec The Million Dollar Hotel de Wim Wenders. La même année, à l'opposé, il double son avatar animé dans la série télévisée Les Simpson, lors du 1er épisode de la onzième saison de la série, intitulé Mel Gibson les cloches.

En 2000, Mel Gibson poursuit dans le doublage pour le film d'animation Chicken Run, mais reprend surtout le combat pour le film de guerre The Patriot, de Roland Emmerich, et Nous étions soldats de Randall Wallace, le scénariste de Braveheart.

Parallèlement, il s'essaie à la comédie romantique avec Ce que veulent les femmes de Nancy Meyers et retrouve la science-fiction dans Signes de M. Night Shyamalan. L'acteur est au sommet puisque ces deux derniers films font les meilleures recettes de sa carrière et permettent à ses cachets de s’élever jusqu'à 25 000 000 $[4].

En 2003, Mel Gibson écrit, produit et réalise le péplum biblique La Passion du Christ. Cette reconstitution des douze dernières heures de Jésus Christ fait énormément de bruit car il a choisi de la tourner en araméen, en hébreu et en latin. Les critiques du film sont très partagées, déplorant les scènes extrêmement violentes et le message supposé antisémite. Cela ne l'empêche pas de battre des records au box-office en devenant le plus grand succès pour un film indépendant et d'être nommé pour trois Oscars. Ces rentrées financières lui permettent de lancer un projet plus risqué : en 2006, il poursuit en effet sa carrière de réalisateur avec Apocalypto, une fresque brutale sur l'empire maya avant sa conquête par les Espagnols, avec une distribution d'acteurs quasi-inconnus de nationalité amérindienne ou mexicaine. Là encore, la sortie du film est accompagnée de nombreux débats quant à la direction prise par le cinéma de Gibson. Mais c'est surtout une image publique de plus en plus controversée qui l'amène à s'éloigner par la suite des plateaux.

En 2010, après six ans d'absence en tant qu'acteur, il revient devant la caméra pour le thriller d'action Hors de contrôle, de Martin Campbell. Mais c'est en 2011 qu'il livre une interprétation étonnante en tête d'affiche du film indépendant Complexe du Castor, de Jodie Foster, à qui il avait autrefois donné la réplique dans Maverick, et devenue depuis une amie proche.

Il enchaîne avec le petit film d'action Get the Gringo, dont il signe aussi le scénario, mais qui passe inaperçu.

L'acteur se contente donc de seconds rôles dans des projets mineurs : il incarne l'opposant principal des films Machete Kills potacherie d'action signée Robert Rodriguez et le blockbuster vintage Expendables 3, où il prête ses traits à Conrad Stonebanks, un dangereux et redoutable trafiquant d'armes.

En 2015, c'est sous la direction du metteur en scène français Jean-François Richet, pour l'adaptation du roman Blood Father de Peter Craig, qu'il prépare son retour : il y incarne un ancien détenu essayant de protéger son enfant de dangereux trafiquants de drogue[réf. nécessaire].

La même année, il est choisi par le réalisateur Xiao Feng afin d'occuper le poste de directeur artistique du film The Bombing, œuvre relatant le bombardement de la ville de Chongqing par les forces armées japonaises durant la Seconde Guerre mondiale. L'armée, sous le commandement de Chiang Kai-Shek, utilisait la ville pour se ravitailler. The Bombing sera réalisé en 3D. Bruce Willis obtient un rôle dans le casting.

Il dirige ensuite son 5e long métrage, Tu ne tueras point (Hacksaw Ridge), avec Andrew Garfield dans le rôle de Desmond Doss, premier objecteur de conscience à avoir remporté la Medal of Honor pour son courage pendant la bataille d'Okinawa durant la Seconde Guerre mondiale. Le film sort fin 2016 et obtient un large accueil favorable de la part des critiques[5],[6], qui lui vaut d'obtenir une nomination au Golden Globe du meilleur réalisateur[7] et plusieurs distinctions L'œuvre du cinéaste est également nommée dans 6 catégories dont meilleur acteur ,meilleur Film et meilleur réalisateur, aux oscars 2017. Parallèlement, Tu ne tueras point permet à Gibson de renouer avec le succès commercial, puisqu'il totalise près de 149 millions de $ de recettes mondiales, pour un budget de 40 millions $[8].

La même année, il est annoncé en tant que réalisateur de la mini-série The Barbary Coast, d'après l'auteur Herbert Asbury , dont la trame est située à San Francisco durant la ruée vers l'or de 1850. Kurt Russell et Kate Hudson tiennent les rôles principaux[9]. Il croisera ensuite Sean Penn pour le film The Professor and the Madman de Farhad Safinia, coscénariste de Apocalypto[10].

Mel Gibson s'est marié à Robyn Moore le , dans la ville de Forestville, en Nouvelle-Galles du Sud (Australie). Le couple a donné naissance à sept enfants (une fille et six garçons)[11] : Hannah, Edward, Christian, William, Louis, Milo et Tommy. Sa fille Hannah Gibson s'est mariée au musicien Kenny Wayne Shepherd le . En avril 2007, son épouse, Robyn, demande le divorce après 27 ans de mariage.

Le 30 octobre 2009, sa fiancée Oksana Grigorieva met au monde une fille nommée Lucia. C'est le 8e enfant de Mel Gibson. Oksana et Mel se sont séparés en avril 2010[12].

Il fréquente, depuis 2015, la cavalière et scénariste Rosalind Ross[13]. En septembre 2016, il est annoncé que Rosalind attend un enfant, il s'agira du neuvième pour Mel et du premier pour Rosalind[14]. Elle donne naissance en janvier 2017 à un garçon prénommé Lars Gerard.

Selon le Los Angeles Times, Mel Gibson possédait un patrimoine de 850 millions de dollars en 2006, ce qui faisait de lui l'acteur le plus riche de Los Angeles et la 47e plus grosse fortune de cette ville[15]. Ses propriétés incluent une villa à Malibu, une île privée dans les Fidji, ainsi que des ranch en Australie et au Costa Rica[16]. Cependant, son divorce lui a coûté 400 millions de dollars[17] et reste jusqu'à présent le plus cher de l'histoire d'Hollywood.

Mel Gibson ne s'est jamais publiquement identifié aux conservateurs républicains américains en dépit d'affirmations contraires dans des journaux comme le Washington Times ou le site WorldNetDaily. Il devait produire le film de Michael Moore, Fahrenheit 9/11, mais avait finalement cédé ses droits à Miramax. Moore avait alors affirmé que les républicains avaient intimidé Mel Gibson. En 1995, dans une interview à Playboy Magazine, il s'en était pris au président Bill Clinton en qui il voyait un opportuniste de bas niveau. Opposé à la guerre en Irak, Mel Gibson a indiqué en 2006 que dans certains événements ou personnages de son film Apocalypto, il y avait un peu du président « George W. Bush et de ses gars ».