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Et celui-là, c’est cadeau !
Sous l’accroche du bateleur, on sent l’attrait du don pour les passants. Comment résister à un cadeau ? Et, selon notre lieu de vie, qui nous le livrera ?

 



Donner a l’air si simple…

Pourtant le don est un concept linguistique ambigu qui cache la notion de talent ou de disposition innée pour la danse, la peinture à l’huile, la comptabilité ou les contrepèteries tout comme l’action d’abandonner gratuitement et volontairement à quelqu’un la propriété et la jouissance de quelque chose, selon notre cher Petit Larousse.

Donner, c’est donc faire cadeau à quelqu’un de quelque chose. L’acte connote les idées d’offrande, de gratuité, de générosité, de désintéressement. On peut donner simplement du temps en accompagnant les autres, en s’investissant dans le bénévolat – mais est-ce réellement si simple dans notre société à 100km/h – ou des biens matériels qui vont de l’argent aux Œuvres Caritatives aux objets et vêtements donnés aux ressourceries en passant par le mécénat. Et puis il y a le fameux « don de soi », rapport oblatif à autrui qui peut aller du dévouement plus ou moins total au sacrifice de soi pour de grandes idées ou de grandes notions en passant par le don de parties ciblées de soi (ovocytes, organes, sang).

Le livreur de cadeaux

Après ces dons, grandioses, impressionnants, il reste les cadeaux. Le droit, toujours prévoyant, les différencie : une somme d’argent ne pourra être considérée comme un cadeau que si elle n’entraîne qu’un appauvrissement modique du bienfaiteur et qu’elle a été remise à l’occasion d’un évènement pour lequel il est d’usage d’offrir un cadeau. Un événement qui peut être Noël, les étrennes, Hanouka, la Saint Nicolas ou la Saint Basile...

En effet, il existe en Europe mille et une façon de fêter la fin de l’année.

Les cadeaux pour les enfants arrivent tôt en Allemagne, en Hollande ou en Belgique avec le passage de Saint Nicolas et de son alter ego maléfique, le Père Fouettard, le 6 décembre. Et les festivités s’égrainent jusqu’à la Saint Basile (1er janvier) en Grèce et à Chypre ou jusqu’au passage des Rois mages le 6 janvier en Espagne et en Russie. Les jeunes italiens doivent même attendre la venue de la Fée Befana le 19 janvier pour recevoir, selon son comportement, des bonbons ou du charbon.

 



 



Devine ce qu’il y a dedans ?

Quelle que soit la date du présent, il est de coutume d’emballer joliment ce présent et c’est vraiment tout un art ! Si emballer un livre rectangulaire, basique et de petite taille, ne pose guère de problème, on perçoit mieux le côté mission impossible quand il s’agit d’emballer un vélo au pied du sapin ! Dans l’animé « Mission Noël », il est même question de faire ce paquet cadeau avec seulement l’aide de 3 (trois!) morceaux de ruban adhésif ! Une véritable performance artistique ! Peut-être pas du niveau de l’inventeur d’un genre artistique nouveau, « l’entoilage de l’espace », Christo qui était connu pour ses emballages en tissu du Pont Neuf à Paris (1985) et du Reichstag de Berlin (1995), mais impressionnant quand même !.

Si le papier cadeau reste maître du marché du paquet cadeau actuellement, de nouvelles tendances émergent, plus écologiques, moins consuméristes. Par exemple, le furoshiki qui est une technique japonaise du pliage et du nouage de tissu destinée à l’emballage des cadeaux, le transport des effets personnels et des objets de la vie quotidienne. Ce terme désigne aussi le carré de tissu utilisé pour cette technique.

 
Il ne reste plus qu’à s’entraîner pour maîtriser cette nouvelle discipline en vue des fêtes de fin d’année de l’an prochain...