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Le Dernier Atlas : Fabien Vehlman, Gwen de Bonneval, Hervé Tanquerelle

Le dernier atlas. 1

Vehlmann, Fabien 1972 - ...

Uchronie et futur classique pour Fabien Vehlmann, Gwen Bonneval et ses collègues...

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Parc de Tassili, Algérie, en 2018. D’étranges phénomènes concernant des rassemblements d’oiseaux migrateurs inquiètent les spécialistes sur place.

Pendant ce temps, à Paris, Ismaël Tayeb, un quadra au bon cœur trempant dans des histoires louches en lien avec la mafia, s’envole pour l’Algérie afin de rencontrer le big boss qu’il a sauvé d’un mauvais pas quelques jours auparavant. Là, alors qu’il participe à une vente d’armes dans le désert, il se retrouve associé à une affaire qui va remuer son passé et « ressusciter » un ancien robot géant utilisé durant les années cinquante par le gouvernement français : l’Atlas. En effet, les choses ont évolué dans la région, et c’est une gigantesque forme extraterrestre qui s’est levée au milieu des nuages d’oiseaux, dont personne ne connait les intentions. Pour Ismaël, cela devient une affaire personnelle, et il va rassembler des anciens techniciens spécialistes du dernier Atlas, abandonné dans une décharge indienne, afin de le remettre sur pied et, peut-être combattre…

Années cinquante, mafia, Algérie, Inde, robots géants, histoire d’amour ratée, extraterrestre…Fabien Vehlmann et son collègue Gwen de Bonneval, tous deux d'excellents scénaristes de la scène BD française contemporaine dite "nouvelle vague", se sont dépassés pour ce nouveau récit fleuve de science-fiction, se déroulant pourtant sur la terre ferme, et dans des lieux inhabituels pour ce genre de récit. Ils ont imaginé une uchronie dans laquelle le général de Gaule aurait été désavoué en 1962 lors d’un référendum sur le droit de vote algérien, et remplacé par Michel Debré. Celui-ci aurait autorisé une politique répressive, et validé l’implication nucléaire française, en créant une flotte de seize Atlas. Les auteurs font se confronter passé et présent avec une trame solide et des personnages forts et nombreux. Le découpage est efficace et fluide, le suspens bien tenu, et le style graphique semi réaliste et souple d’Hervé Tanquerelle, colorisé par Laurence Croix, très agréable.
Originalité, suspens et rigueur sont les mots qui collent à ce premier album, dont on a hâte de découvrir la suite. Un futur classique.

FG
 

BD/Manga